Buffle en furie, un face-à-face mortel dans le bush !

Le soleil déclinait lentement sur le bush sud-africain, marquant la fin d’un séjour de chasse riche en émotions. Deux chasseurs étaient au rendez-vous : l’un, un archer expérimenté habitué de notre territoire, et l’autre, Jean-Michel, venu vivre son premier safari de sept jours avec en ligne de mire quelques objectifs bien précis : un grand koudou, une antilope sable, un zèbre… et surtout un buffle. Jour après jour, les rencontres avec les buffles s’étaient multipliées : mâles solitaires, groupes de jeunes, hardes mixtes… Mais jamais une occasion de tir parfaite ne s’était présentée. Jusqu’au 27 août, en toute fin d’après-midi.
L’instant décisif
Dans la lumière déclinante, trois vieux mâles se dessinent à travers la végétation. Leur présence impose le respect. Le choix est vite fait : l’un d’eux sera la cible. À 16 heures, un premier coup de feu brise le silence du bush. Un beuglement sourd s’élève, suivi d’un nuage de poussière. Les buffles s’évanouissent dans la savane. Impossible d’engager une poursuite immédiate, la nuit tombe. Le lendemain matin, il faudra reprendre la piste.
La traque commence
À l’aube, l’équipe est sur le terrain. Johannes, notre pisteur légendaire, repère rapidement les premières gouttes de sang, à peine visibles sur le sol aride. Sa réputation n’est plus à faire : il peut suivre une trace presque invisible, distillant son savoir-faire avec une précision impressionnante. La traque avance, le sang se fait plus abondant. Une première rencontre furtive a lieu, mais le buffle blessé s’éloigne à nouveau, insaisissable. Vers midi, un face-à-face tant attendu : le chasseur épaule et tire. Mais le buffle encaisse et repart, blessé mais toujours debout. Un ravitaillement express plus tard, l’équipe repart. Huit kilomètres ont été parcourus depuis le premier tir. La tension monte encore d’un cran. Le bush se densifie, offrant au buffle des cachettes redoutables. Soudain, Johannes retient son souffle et tire discrètement Marko, notre guide, par la manche. Là, à une dizaine de mètres, une masse sombre bouge imperceptiblement dans un bosquet. Le buffle est là, il observe.

Johannes, notre pisteur légendaire !
La charge
Marko n’a que quelques secondes pour réagir. Il épaule sa .416 Rigby. Trop tard ! Le buffle jaillit du couvert, fonçant droit sur lui. Un coup de feu claque, l’animal fléchit, mais poursuit sa charge avec une force inarrêtable.
Johannes et le chasseur bondissent sur le côté pour éviter l’impact. Marko, lui, recharge en un éclair. Le buffle est à deux mètres. Il tire à nouveau. La balle frappe juste, mais la bête continue. Puis tout s’emballe. Le buffle heurte Marko de plein fouet. Propulsé dans les airs, il retombe lourdement au sol. L’animal, fou de rage, s’apprête à l’achever. Le chasseur, témoin impuissant de la scène, sait qu’il n’a que quelques secondes pour réagir. Il cherche une ouverture et, enfin, trouve un angle de tir sans risque. Trois coups de feu éclatent. Le buffle vacille, puis s’effondre dans un dernier râle.
Un épilogue sous tension
Marko, blessé au dos par l’encornement, est immédiatement pris en charge. Quelques jours d’hôpital seront nécessaires, mais, par chance, ses blessures ne sont pas graves. Avant son départ, Jean-Michel retrouvera Marko au ranch pour une poignée de main chargée de gratitude et d’adrénaline. Ce safari s’achève sur une aventure inoubliable. Un face-à-face intense avec l’un des animaux les plus puissants du bush africain, le Buffle cafer. Black Death comme disent les américains !
